On connaît le quinoa, le sarrasin, le millet. Le sorgho, lui, reste encore très discret dans nos cuisines, alors qu’il mériterait clairement une place sur la table. Cette céréale ancienne, cultivée depuis des millénaires en Afrique et en Asie, coche beaucoup de cases côté santé.
Sa première qualité tient à sa richesse en fibres. Une tasse de sorgho cuit apporte environ douze grammes de fibres et une vingtaine de grammes de protéines, ce qui est remarquable pour une céréale. Ce sont justement ces fibres qui intéressent quand on parle de cholestérol.
Les fibres alimentaires, et en particulier les fibres solubles, jouent un rôle de piège. Dans l’intestin, elles captent une partie du cholestérol issu de l’alimentation et limitent son passage dans le sang. Résultat : consommé régulièrement, dans le cadre d’une alimentation équilibrée, le sorgho peut contribuer à une meilleure régulation du cholestérol sanguin. Rien de magique, mais un vrai coup de pouce.
Ces mêmes fibres ont d’autres atouts. Elles favorisent la satiété, ce qui aide à ne pas grignoter entre les repas, et soutiennent le transit intestinal en prévenant la constipation. Pour qui cherche à maintenir un poids stable, c’est un allié de poids, sans mauvais jeu de mots.
Le sorgho a aussi un avantage qui parlera à pas mal de monde : il est naturellement sans gluten. C’est donc une excellente alternative pour les personnes atteintes de la maladie cœliaque ou sensibles au gluten, qui peinent souvent à varier leurs féculents. À condition, comme toujours, de vérifier sur l’emballage qu’il n’a pas été contaminé lors de sa transformation.
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Autre point fort, son index glycémique relativement bas. Ses glucides sont assimilés plus lentement, ce qui évite les grosses montées de sucre dans le sang. Voilà qui le rend particulièrement intéressant pour les personnes diabétiques ou simplement attentives à leur énergie au fil de la journée.
Reste la question pratique : comment le cuisiner ? Le grain entier se prépare un peu comme le riz, en le faisant mijoter dans l’eau bouillante salée pendant 40 à 50 minutes, jusqu’à ce qu’il soit tendre mais légèrement croquant. On l’utilise ensuite en salade, en accompagnement chaud, ou mélangé à des légumes et des légumineuses.
Il existe aussi sous forme de farine, parfaite pour des galettes, des pancakes ou pour épaissir une soupe, ainsi qu’en version soufflée, comme du pop-corn miniature, à grignoter nature ou à parsemer sur un yaourt.
Le sorgho ne remplacera pas un traitement médical en cas de cholestérol élevé, et un avis professionnel reste indispensable si vos analyses sortent des clous. Mais comme petit changement d’habitude, ajouter cette céréale rustique à votre répertoire est une idée à la fois simple et gourmande.
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