Joueur de sepak takraw en plein saut frappant du pied une balle en rotin au-dessus du filet, sur un terrain extérieur
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Le sepak takraw, c’est du volley joué uniquement avec les pieds

Un match de volley où lever la main est interdit, ça existe. Ça s’appelle le sepak takraw, un sport d’équipe venu d’Asie du Sud-Est où la balle passe par-dessus le filet à coups de pied, de genou, d’épaule ou de tête. Jamais avec les mains. Le nom dit déjà tout : « sepak » veut dire donner un coup de pied en malais, « takraw » désigne la petite balle tressée en thaï.

Cette balle, justement, c’est la vedette. À l’origine du rotin tressé, aujourd’hui souvent en plastique synthétique, elle fait environ 42 à 44 centimètres de circonférence pour 150 à 180 grammes. Légère, donc, mais assez ferme pour claquer.

Le principe se comprend en dix secondes. Deux équipes de trois joueurs, un filet à 1,52 mètre de haut pour les hommes, un terrain de la taille d’un court de badminton en double. Trois touches maximum pour renvoyer la balle, et surtout, on ne peut pas la toucher deux fois d’affilée. Les échanges se jouent en manches de 21 points.

Le plus impressionnant, ce sont les smashs retournés, ces coups où le joueur saute, bascule tête en bas et frappe la balle au-dessus du filet avec le pied. Un ciseau retourné, en gros, comme au foot, sauf qu’ici c’est la base du jeu et pas l’exception.

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Côté forme, c’est un sacré cocktail. Vous travaillez la souplesse des hanches et des chevilles, la coordination œil-pied, l’explosivité et l’équilibre, le tout dans un rythme cardio qui grimpe vite dès que les échanges s’enchaînent. Difficile de rester statique bien longtemps.

Par contre, soyons clairs, ça demande un corps préparé. Les sauts, les torsions et les réceptions sollicitent pas mal les genoux, les chevilles et le bas du dos. Si vous n’avez jamais fait de sport acrobatique, on commence tranquillement : quelques jonglages de balle debout, du renforcement des chevilles, des étirements sérieux avant de tenter le moindre retourné. Un bon échauffement n’est pas une option.

En France, quelques clubs et associations proposent des initiations, souvent à côté du milieu du foot freestyle. Et il existe une version plus douce, le jonglage libre à plusieurs, parfait pour attraper le geste sans risquer la cheville.

Si vous cherchez à casser la routine du padel et du running, ça vaut le détour. En cas de doute sur vos articulations, demandez quand même l’avis d’un professionnel de santé avant de vous lancer dans les figures.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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