Imaginez une table de ping-pong qu'on aurait cintrée en son milieu, avec un filet rigide planté au centre, et un ballon de foot à la place de la petite balle blanche. Voilà le teqball. Le principe tient en une règle simple : vous renvoyez le ballon de l'autre côté sans jamais le toucher avec les mains ni les bras. Pieds, cuisses, torse, tête, épaules, tout le reste est permis.

Le jeu est né en Hongrie autour de 2014, et il a depuis sa fédération internationale, la FITEQ, avec des championnats du monde et une ambition olympique affichée. On y joue en un contre un ou en deux contre deux, souvent jusqu'à douze points, deux sets gagnants.

Ce qui le rend intéressant, c'est l'absence totale de contact. Pas de tacle, pas de duel épaule contre épaule, chacun reste de son côté de la table. Du coup les blessures de contact qui plombent le foot classique, entorses sur un choc, coups reçus, disparaissent presque entièrement. Reste surtout le travail de coordination, d'équilibre et de contrôle de balle.

Et là, le teqball est redoutable. Pour renvoyer proprement un ballon qui rebondit sur une surface bombée, il faut amortir, orienter, replacer son corps en une fraction de seconde. Les deux pieds travaillent, les appuis changent sans arrêt, les abdos et le dos se gainent pour tenir l'équilibre sur une jambe. C'est un entraînement technique déguisé en jeu, et les footballeurs l'ont bien compris : beaucoup s'en servent pour affiner leur toucher de balle.

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Côté effort, on est sur une activité d'intensité modérée mais continue, avec des petits sprints et des flexions à répétition. Rien d'épuisant comme un match de foot sur grand terrain, mais de quoi faire monter le cardio et transpirer franchement sur une bonne demi-heure.

L'autre bon point, c'est l'accessibilité. Pas besoin d'être rapide ni costaud, juste adroit, et ça se travaille à tout âge. Une table prend peu de place, se pose dans un jardin, une cour ou une salle, et deux personnes suffisent pour commencer.

Si vous avez un genou ou une cheville fragiles, prévenez quand même, et allez-y progressivement : les appuis répétés sur une jambe sollicitent les articulations. Un petit échauffement avant, et on verra vite si la bosse de la table vous amuse autant qu'elle décoiffe les débutants.

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