Coureur de dos sur un chemin de parc en automne, buée de respiration dans l'air froid du matin
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Faut-il respirer par le nez ou par la bouche quand on court ?

La bouche, c’est tentant. Elle laisse passer beaucoup plus d’air, beaucoup plus vite, et quand le souffle commence à manquer on l’ouvre sans même y penser. Sauf que le nez, lui, fait un travail que la bouche ne fera jamais, et c’est justement ça qui mérite qu’on s’y intéresse.

En passant par les narines, l’air est filtré, réchauffé et humidifié avant d’atteindre les poumons. Les petits poils et le mucus retiennent une partie des poussières et des pollens, ce qui est loin d’être anecdotique quand vous courez dehors en pleine saison allergique ou par temps froid et sec. L’air qui arrive en bas est tout simplement de meilleure qualité.

Il y a aussi une histoire de molécule. Les fosses nasales produisent du monoxyde d’azote, un composé que vous n’obtenez pas en respirant par la bouche. Ce gaz dilate les vaisseaux et les bronches, ce qui aide l’oxygène à circuler vers les muscles. Plusieurs travaux, dont une revue publiée dans une revue de physiologie, pointent aussi une respiration plus lente et plus profonde chez ceux qui s’en tiennent au nez à l’effort, avec une récupération musculaire parfois meilleure après la séance.

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Alors oui, sur le papier le nez gagne. Mais bon, il y a un vrai hic. À haute intensité, quand vous poussez en côte ou que vous accélérez pour de bon, les narines ne débitent plus assez d’air et votre corps réclame la bouche. C’est normal, et il ne faut surtout pas lutter contre. L’idée n’est pas de s’étouffer par principe.

Le plus raisonnable, c’est d’y aller progressivement. Gardez la respiration nasale pour vos footings lents, vos marches rapides, vos échauffements, là où le rythme reste confortable. Les premières sorties vont sembler bizarres, un peu étouffantes, et vous aurez envie d’ouvrir la bouche au bout de deux minutes. C’est le signe qu’il faut ralentir, pas forcer. En quelques semaines, le corps s’adapte et ce qui paraissait impossible devient naturel.

Et si vous avez le nez souvent bouché, des sinusites à répétition ou le moindre doute, parlez-en à un médecin avant d’en faire une règle. La respiration nasale est un bon réflexe pour la plupart des gens, pas un remède miracle, et sûrement pas une raison de s’entêter quand ça coince vraiment.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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