Ballon de rugby posé sur une pelouse boueuse, joueurs amateurs flous en arrière-plan
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Un match de rugby amateur, c’est six kilomètres parcourus sans y penser

On imagine le rugby comme une affaire de mêlées et de gros gabarits qui se rentrent dedans. Dans les faits, un joueur avale en moyenne six kilomètres par match, en alternant marche, courses tranquilles et sprints. Le cœur et les poumons bossent, forcément, et c’est là tout l’intérêt côté forme.

Ce mélange d’efforts est ce qui rend le rugby intéressant pour la santé. Vous enchaînez des phases calmes et des accélérations courtes, ce fameux travail en fractionné que les coachs adorent. Résultat, le système cardio est sollicité pour de vrai, la musculature aussi, et les appuis répétés stimulent la densité osseuse. On est loin du sport où l’on reste planté sur place.

Le souci, évidemment, c’est le contact. Plaquages, chocs, chevilles qui tournent: le rugby traditionnel n’est pas le sport le plus tendre, et les blessures existent, y compris chez les amateurs. Si l’idée de vous faire percuter ne vous emballe pas, il y a une porte d’entrée beaucoup plus douce.

Cette porte, c’est le rugby à cinq, aussi appelé rugby à toucher. Ici, pas de plaquage: on stoppe l’adversaire d’une simple touche de la main. La Fédération française l’a même labellisé sport santé, et il attire un public bien plus large, des femmes, des débutants, des gens qui reprennent après des années sans rien faire. Le volume de contact tombe à zéro, mais l’effort reste sérieux: sur une séance, on passe une bonne partie du temps le cœur nettement au-dessus de sa zone de repos.

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Autre bon point, souvent sous-estimé: le collectif. On court parce que les copains courent, on se motive à plusieurs, et un entraînement en groupe se saute beaucoup moins facilement qu’une séance de tapis tout seul dans son coin. Pour tenir dans la durée, ça compte au moins autant que les kilomètres.

Quelques précautions quand même. Un vrai échauffement avant de démarrer, en insistant sur les cervicales et les épaules. Un protège-dents dès qu’il y a du contact. Et on y va progressivement si vous repartez de loin, sans vouloir jouer le match du siècle dès la première séance. En cas de doute, un petit feu vert de votre médecin ne fait jamais de mal, surtout passé un certain âge.

Le rugby a longtemps traîné une image de sport réservé aux costauds. Entre le rugby à cinq et les clubs qui ouvrent des créneaux loisir, c’est de moins en moins vrai. Il n’y a pas d’âge pour taper dans un ballon ovale.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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