Un surfeur allongé à plat ventre sur sa planche, vu de dos, en train de ramer vers le large
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Quatre-vingts pour cent d’une session de surf se passe à plat ventre

On imagine le surf debout sur la vague, cheveux au vent. La réalité est plus terre à terre. Sur une session entière, vous passez environ 80 % du temps allongé sur la planche, à ramer avec les bras pour franchir les vagues et rejoindre le pic. La glisse debout, elle, dure quelques secondes par vague. Tout le reste, c’est du travail de bras.

Et ce travail-là compte. Ramer sollicite les épaules, les dorsaux, les triceps, les trapèzes, toute la partie haute du dos qu’on ne fait quasiment jamais bouger dans une salle. C’est pour ça que les surfeurs réguliers ont souvent ce haut du corps dessiné sans avoir touché une seule fonte. Le mouvement est répété des centaines de fois par sortie, en résistance contre l’eau.

Quand vous vous levez enfin, ce sont les jambes qui prennent le relais. Quadriceps, ischio-jambiers, mollets se contractent pour tenir la position, pendant que les abdominaux et les obliques bossent en continu pour garder l’équilibre sur une surface qui bouge dans tous les sens. Difficile de trouver un sport qui mobilise autant de muscles différents dans une même minute.

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Puisqu’on parle d’heures passées le dos exposé sur l’eau, une protection solaire vraiment résistante à l’eau n’est pas un luxe :

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Côté dépense, comptez autour de 200 à 250 calories par heure pour une session tranquille, si vous pesez dans les 70 kilos. Par mer formée, avec de grosses vagues et beaucoup de rame, on grimpe facilement à 450, voire 550 calories sur la même heure. Le cœur monte, la respiration s’accélère, et à force la capacité pulmonaire s’améliore. C’est du cardio déguisé en loisir.

Reste que l’océan ne pardonne pas l’improvisation. Le vrai danger, ce ne sont pas les vagues, ce sont les courants, ces couloirs d’eau qui vous tirent vers le large sans prévenir. Si vous débutez, passez par une école de surf : on vous apprend à lire le plan d’eau, à repérer les courants et à ne pas partir dans une mer trop grosse pour votre niveau. Regardez toujours les conditions avant d’entrer.

Et n’oubliez pas la crème solaire waterproof, généreuse, réappliquée souvent. Entre le reflet de l’eau et les heures passées le dos exposé, on brûle vite sans s’en rendre compte. Le surf est une des rares activités où vous transpirez sans jamais avoir chaud. À vous de trouver le bon spot pour vos épaules.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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