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Buveur excessif sans le savoir : les signes qui devraient vous alerter

On imagine souvent le buveur à problèmes comme quelqu’un qui titube, qui sent l’alcool dès le matin ou qui ne tient plus debout après le repas. La réalité est beaucoup plus discrète, et c’est bien ça le piège.

Une grande partie de la consommation excessive d’alcool ne se voit pas de l’extérieur. Boire trop ne veut pas dire être ivre. On peut mener une vie parfaitement normale, aller travailler, s’occuper de ses enfants, et dépasser largement les repères de santé sans jamais en avoir conscience.

Pour bien situer les choses : les autorités de santé françaises recommandent de ne pas dépasser 10 verres standard par semaine, et pas plus de 2 verres par jour, en gardant des jours sans alcool. Cette recommandation vaut pour tout le monde, hommes comme femmes.

Le problème, c’est que ces seuils sont vite franchis. Un apéro le vendredi, une bouteille partagée au dîner, un verre devant la télé en semaine, et on se retrouve facilement au-delà sans avoir l’impression de boire beaucoup.

Quelques signaux méritent qu’on s’y arrête. Avoir besoin d’un verre pour se détendre après une journée difficile. Penser à l’apéro plus tôt que prévu. Minimiser les quantités quand un proche en fait la remarque. Ou simplement ne plus très bien savoir combien on a bu sur la semaine.

L’entourage repère parfois ces choses avant l’intéressé. Les remarques répétées d’un conjoint ou d’amis ne sont pas forcément de la morale gratuite, elles peuvent être un vrai signal d’alerte.

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Côté santé, les effets s’installent sans bruit. Dès deux verres par jour, on observe une hausse de la tension artérielle. Et les travaux récents sont assez clairs : le risque augmente avec chaque verre, sans véritable seuil en dessous duquel l’alcool serait totalement neutre pour l’organisme.

Cela ne veut pas dire qu’il faut paniquer à la moindre coupe de champagne. Mais ça invite à regarder sa consommation en face, calmement, plutôt que de la balayer d’un revers de main.

Un bon réflexe consiste à compter réellement ses verres sur une semaine type, en notant tout, y compris le petit ballon de rouge du midi qu’on oublie toujours. Le chiffre obtenu surprend souvent.

Faire des pauses aide aussi à y voir clair. Une à deux journées sans alcool dans la semaine permet de vérifier que le verre du soir reste un plaisir et non une habitude dont on aurait du mal à se passer.

Si vous sentez que la question vous met mal à l’aise, ou que réduire vous semble compliqué, parlez-en à votre médecin traitant. Il n’y a aucun jugement à attendre de sa part, et il existe des accompagnements simples et discrets.

Reconnaître qu’on boit peut-être un peu trop n’a rien d’une défaite. C’est même plutôt l’inverse : c’est le premier pas qui permet de reprendre la main, tranquillement, sans tout dramatiser.

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