Aquabike en piscine
sport

Pédaler dans l’eau brûle deux fois plus de calories qu’on ne le pense, sans abîmer les genoux

L’aquabike attire de plus en plus d’adeptes dans les piscines et les clubs de sport aquatique. Et ce n’est pas juste une mode : l’eau change tout, et les bénéfices sont loin d’être anecdotiques.

Le principe est simple : un vélo stationnaire est installé dans la piscine, immergé jusqu’à la taille environ. On pédale contre la résistance naturelle de l’eau, ce qui engage les muscles de manière très différente d’un vélo classique en salle.

Les muscles sollicités sont principalement les quadriceps, les ischio-jambiers, les mollets et les fessiers. Le tronc et les abdominaux travaillent aussi, notamment pour maintenir l’équilibre et la posture en milieu aquatique.

Côté calories, les chiffres surprennent. Une séance de 30 minutes d’aquabike peut brûler jusqu’à 600 calories, contre 170 à 280 calories pour la même durée de natation. Sur une heure entière, selon l’intensité choisie, on monte facilement à 400-800 calories.

Le vrai atout de l’aquabike par rapport à d’autres sports cardio, c’est l’absence de choc sur les articulations. L’eau amortit les mouvements, ce qui rend la pratique particulièrement adaptée aux personnes en rééducation, à celles qui souffrent des genoux ou des hanches, ou simplement à ceux qui veulent varier sans s’user.

La circulation sanguine profite aussi de ce sport. La pression de l’eau sur les jambes stimule le retour veineux, ce qui est intéressant pour les personnes sujettes à la sensation de jambes lourdes en fin de journée.

Et les bénéfices ne s’arrêtent pas au corps. Pratiquer dans l’eau a un effet naturellement apaisant. La résistance du milieu aquatique oblige à ralentir les mouvements, à travailler en conscience, ce qui ressemble presque à une forme de méditation active.

Pour démarrer, trois séances par semaine suffisent. Les effets sur la silhouette et l’endurance cardiovasculaire se font généralement sentir au bout de trois à six semaines de pratique régulière.

Une première séance peut surprendre : on s’attend à quelque chose de facile dans l’eau, et on ressort les cuisses en feu. La résistance aquatique est plus intense qu’elle n’y paraît, surtout si on pousse le rythme. Mieux vaut commencer à cadence modérée et augmenter progressivement d’une séance à l’autre.

L’aquabike présente aussi un avantage souvent négligé : il est accessible à presque tout le monde. Les personnes en surpoids, les seniors, celles qui reprennent le sport après une blessure ou une opération peuvent toutes le pratiquer sans risque, sous réserve d’un avis médical pour les cas les plus spécifiques.

Si vous avez accès à une piscine, chez vous ou dans un club, il existe des vélos aquatiques à l’achat pour pratiquer à domicile. Et si vous préférez le collectif, la plupart des piscines municipales proposent désormais des créneaux d’aquabike à des tarifs tout à fait accessibles.

Illustration générée par IA

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