Oui, et pour une fois la réputation colle assez bien à la réalité. Le cabillaud fait partie des poissons dits maigres, ceux qui stockent leur gras dans le foie plutôt que dans la chair. Résultat, un filet cuit tourne autour de 80 calories aux 100 grammes, avec à peine 0,7 gramme de lipides. C’est vraiment très peu.
Et pourtant ça cale. Comptez entre 18 et 20 grammes de protéines aux 100 grammes, à peu près ce qu’on trouve dans un blanc de poulet. Des protéines complètes, faciles à digérer, qui aident à tenir jusqu’au repas suivant sans grignoter. Pour un poisson aussi léger, c’est un bon rapport.
Là où le cabillaud devient vraiment intéressant, c’est du côté des micronutriments. Il est bourré d’iode, ce minéral dont votre thyroïde a besoin pour fonctionner : une portion couvre déjà une bonne partie des besoins d’une journée. Il apporte aussi du sélénium, un antioxydant, et de la vitamine B12, celle du système nerveux et de la formation des globules rouges. Un seul filet en fournit près de la moitié de la dose quotidienne.
Une nuance quand même sur l’iode. Pour la plupart des gens c’est une bonne chose, mais si vous suivez un traitement de la thyroïde, mieux vaut demander conseil à votre médecin avant d’en manger tous les jours. Rien de dramatique, juste du bon sens.
Pour une cuisson douce qui garde le cabillaud nacré sans le dessécher, un simple panier vapeur fait très bien le job :
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Petit piège en cuisine : justement parce qu’il n’a presque pas de gras, le cabillaud sèche à toute vitesse. Trop de cuisson et vous obtenez une semelle cotonneuse. Le mieux, c’est une cuisson douce et courte, à la vapeur, au four à couvert ou juste poêlé quelques minutes de chaque côté. La chair doit rester nacrée et se détacher en gros flocons. Dès qu’elle devient opaque et compacte, c’est déjà trop tard.
Attention aussi à ne pas confondre cabillaud et morue. C’est le même poisson, sauf que la morue est salée et séchée, donc beaucoup plus riche en sel. Si vous surveillez votre tension, prenez plutôt du cabillaud frais ou surgelé.
Dernier point, pas le moindre : le cabillaud a beaucoup souffert de la surpêche. Au moment d’acheter, cherchez un label de pêche durable ou du cabillaud de ligne. Vous vous ferez plaisir sans vider les océans, et franchement, c’est le genre de réflexe qui ne coûte rien.
Crédit photo : Illustration générée par IA

