On passe souvent devant sans s’arrêter, parce qu’on ne sait pas trop comment s’en servir. Pourtant, si vous deviez ne garder qu’un seul appareil, le rameur serait un très bon candidat.
Son intérêt tient en un mot : il fait presque tout travailler en même temps. À chaque coup de rame, vous poussez avec les jambes, vous gainez le ventre et vous tirez avec le dos et les bras. On estime qu’il sollicite autour de 85 à 90 % des muscles du corps, du bas (quadriceps, ischio-jambiers, fessiers) jusqu’au haut (dos, épaules, bras). Les abdos, eux, travaillent en gainage pour vous tenir droit pendant tout le mouvement.
Et comme c’est un effort à la fois musculaire et cardio, ça grimpe vite côté dépense d’énergie. Selon l’intensité, on tourne autour de 500 à 800 calories sur une heure de séance soutenue. Ce n’est pas une promesse de fonte au kilo, mais pour bouger efficacement quand on a peu de temps, c’est redoutable.
Le gros avantage, c’est qu’on fait tout ça en restant assis. Le poids du corps ne retombe pas sur les genoux ni sur les chevilles à chaque mouvement, contrairement à la course. Résultat : un sport intense mais doux pour les articulations, plutôt indiqué si vous avez le dos ou les genoux fragiles.
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Encore faut-il ramer correctement, sinon le dos trinque. La règle de base : ce sont les jambes qui lancent le mouvement, pas les bras. On pousse fort sur les pieds, on garde le dos droit (pas arrondi), et on tire la poignée vers le bas des côtes en finissant. Puis on revient lentement, dans l’ordre inverse : bras tendus, buste qui s’avance, puis genoux qui plient. Bras, tronc, jambes à l’aller ; jambes, tronc, bras au retour.
Inutile de vous arracher dès le premier jour. Commencez par dix à quinze minutes tranquilles, le temps de trouver le bon geste, puis allongez la durée semaine après semaine. Mieux vaut un mouvement propre et régulier qu’une séance bâclée à tirer comme un forcené.
Et si vous avez un souci de dos, une opération récente ou une pathologie articulaire, demandez l’avis d’un professionnel de santé avant de vous lancer. Sinon, il n’y a pas grand-chose à perdre : vingt minutes deux ou trois fois par semaine suffisent déjà à sentir la différence.
Crédit photo : Illustration générée par IA

