On le voit surtout trôner sur les plateaux de fruits de mer, piqué au bout d’une petite fourchette, avec un peu de mayonnaise. Et puis c’est tout. Le bulot, ce coquillage gris qu’on grignote à l’apéro, passe pour un plaisir anecdotique. Sauf que côté nutrition, il a des arguments franchement sérieux.
Le premier, c’est le magnésium. Comptez environ 144 mg pour 100 g de chair cuite, soit près de 38 % de ce qu’un adulte devrait avaler dans sa journée. Pour situer, il n’y a pas grand-chose qui joue dans cette cour en dehors du chocolat noir et des oléagineux. Le magnésium, pour faire simple, c’est le minéral qui aide les muscles et les nerfs à fonctionner correctement, et beaucoup d’entre nous en manquent un peu sans le savoir.
Deuxième atout : les protéines. Un bulot cuit en apporte à peu près 20 g pour 100 g, soit autant qu’un morceau de viande ou de poisson, pour seulement 90 à 100 calories. Et le gras, lui, est quasi inexistant, moins d’un demi-gramme. Difficile de trouver plus maigre.
Le reste suit : du zinc, du fer, un peu de sélénium. Bref, un petit concentré de minéraux pour un aliment qu’on prend rarement au sérieux.
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Reste la cuisson, et là il faut être honnête, c’est tout l’enjeu. Un bulot trop cuit devient caoutchouteux, dur à mâcher, et on comprend vite pourquoi certains n’aiment pas ça. Le mieux, c’est de le plonger dans un court-bouillon bien parfumé et de compter une dizaine de minutes après la reprise de l’ébullition, pas beaucoup plus. On le laisse ensuite refroidir dans son jus, il n’en sera que plus tendre.
Un point de vigilance quand même. Comme tous les coquillages, le bulot vit dans l’eau de mer, donc il est naturellement salé : si vous surveillez votre tension ou votre apport en sel, allez-y doucement sur la sauce et sur l’assaisonnement. Et achetez-le bien frais, chez un poissonnier de confiance, avec une odeur franche d’iode et rien d’autre. Au moindre doute sur sa fraîcheur, on ne prend pas de risque.
Pour le reste, c’est un vrai bon plan nutritionnel qui ne coûte pas cher et qui change un peu du saumon. La prochaine fois que vous en croisez sur un étal, vous les regarderez peut-être autrement.
Crédit photo : Illustration générée par IA

