Passoire de palourdes crues fraîches sur un plan de travail en bois, à côté une coupelle de gros sel
nutrition

Faites dégorger vos palourdes dans l’eau salée, jamais à l’eau douce

On achète souvent les palourdes pour le plaisir d’un plat de pâtes ou d’une poêlée à l’ail et au persil, sans se douter de ce qu’il y a dedans. Et pourtant. Côté nutrition, ce petit coquillage joue dans une catégorie à part.

Commençons par la vitamine B12, celle qui entretient les globules rouges et le système nerveux. Les palourdes en sont une des sources les plus concentrées qui existent : une portion de cinq belles pièces couvre largement vos besoins de la journée, et de très loin. Peu d’aliments font mieux, même le foie.

Le fer suit le même chemin. On tourne autour de 20 mg pour 100 g, soit une quantité qu’on retrouve rarement ailleurs, bien au-dessus de ce que donnent les huîtres ou les crevettes. S’ajoutent à ça du zinc, de l’iode et une poignée de vitamines du groupe B, le tout pour une petite centaine de calories et une douzaine de grammes de protéines aux 100 g. Autant dire que le rapport intérêt nutritionnel sur poids est excellent.

Reste à bien les choisir et à bien les préparer, parce que là, tout se joue. Une palourde fraîche est vivante : sa coquille est fermée, ou elle se referme quand vous tapotez dessus. Celle qui bâille et ne réagit pas, vous la jetez sans hésiter. Même chose après cuisson pour celles qui restent obstinément closes.

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Le geste qui change tout, c’est le dégorgeage. Les palourdes vivent dans le sable, et elles en gardent toujours un peu. Pour le faire sortir, on les plonge une à deux heures dans de l’eau bien salée, à peu près une cuillère à soupe de sel par litre, histoire d’imiter l’eau de mer. À l’eau douce, elles ne s’ouvrent pas et vous récoltez le sable dans l’assiette. Un détail, mais celui qui fait toute la différence entre un bon plat et une déception.

À la cuisson, c’est rapide. Quelques minutes à feu vif suffisent, le temps que les coquilles s’ouvrent. Trop les cuire les rend caoutchouteuses, et là tout l’intérêt s’évapore.

Un mot de prudence quand même : les coquillages concentrent ce qui traîne dans leur milieu, donc on les achète chez un poissonnier sérieux, et les femmes enceintes ou les personnes fragiles s’en tiennent à des produits bien cuits. Pour le reste, si vous suspectez une carence en fer ou en B12, c’est un médecin qui tranche, pas une assiette de pâtes. Mais pour varier les plaisirs sans se ruiner en calories, les palourdes méritent franchement un peu plus que leur rôle de figurant.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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